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Par Gestion de placements Canada Vie | 26 mars 2025

L’équipe Recherche sur les gestionnaires de placements (RGP) a passé en revue les Fonds communs de placement de la Canada Vie fortement exposés aux pays les plus touchés par les droits de douane américains, dont le Canada, le Mexique, la Chine, le Japon et l’Allemagne, et a recueilli les commentaires des sous-conseillers sur les risques potentiels et les stratégies pour en atténuer l’incidence.

Brandywine Global, C WorldWide Asset Management, J.P. Morgan Asset Management et Northcape Capital évaluent de façon proactive l’incidence de ces tarifs sur leurs portefeuilles depuis un certain temps et utilisent l’analyse de scénarios pour composer avec l’incertitude.

Brandywine Global
C WorldWide Asset Management
J.P. Morgan Asset Management
Northcape Capital
Équipe RGP

Les risques extérieurs demeurent une source d’incertitude, en particulier dans le contexte des tensions commerciales entre les États-Unis et le Mexique; toutefois, la position s’est jusqu’à maintenant bien comportée dans le contexte de ces préoccupations. Pour que notre position en obligations d’État mexicaines à long terme continue de bien se comporter, Banxico (la banque centrale du Mexique) doit abaisser ses taux sans entraîner d’inflation ni d’instabilité des taux de change. Un engagement plus ferme en faveur de la discipline budgétaire ou d’une réduction des dépenses sociales pourrait contribuer à aplatir encore davantage la courbe de rendement. Toutefois, des risques géopolitiques demeurent. Une mise en œuvre importante des droits de douane aurait des répercussions négatives sur l’économie mexicaine et affaiblirait le peso (MXN), ce qui pourrait à son tour accentuer la courbe de rendement en faisant s’assombrir les perspectives budgétaires. Bien que l’évaluation du peso soit maintenant plus proche de sa juste valeur par rapport à celle de certains pairs de l’Amérique latine, les risques budgétaires sont élevés, et l’incertitude politique intérieure persistante. C’est le cas particulièrement en ce qui a trait aux politiques dans le secteur de l’énergie et aux réformes de la règle de droit, ce qui pourrait décourager les investissements étrangers. Cela dit, les données fondamentales des obligations sont favorables. Si les préoccupations relatives aux droits de douane continuent de peser sur la confiance des entreprises, Banxico pourrait accélérer la réduction des taux, ce qui pourrait ultimement soutenir les cours des obligations. Par contre, l’incertitude prolongée ou la mise en œuvre effective des droits de douane pourraient éroder les flux d’investissement et exercer une pression supplémentaire sur la position budgétaire du Mexique. Nous continuons de suivre de près l’évolution de la situation et nous croyons que les efforts du Mexique pour maintenir des liens commerciaux solides avec les États-Unis seront un facteur crucial pour atténuer les risques.

La majeure partie du portefeuille est affectée à des titres de créance de sociétés américaines à plus court terme. Ces titres de créance se sont bien comportés dans un contexte de taux volatils, compte tenu de la faible duration de leurs écarts et de leur coussin de rendement important (de 7,5 % à 8 %). Bien que les droits de douane puissent ralentir la croissance et élargir les écarts de taux, nous croyons que s’ils sont encore atténués, d’autres politiques de Trump, comme la baisse des taux d’imposition des sociétés, l’augmentation des dépenses publiques déficitaires, un plus grand nombre de fusions et d’acquisitions, et une réduction de la réglementation, seront bénéfiques pour les positions. Nous détenons également une pondération dans les titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles des États-Unis à taux variable, qui ont bien résisté aux préoccupations relatives aux droits de douane et à la volatilité des taux. Notre scénario de base est que les taux demeureront plus élevés à long terme aux États-Unis, et compte tenu de l’incertitude liée aux droits de douane et à la politique budgétaire, nous sommes à l’aise quant à notre profil global de sous-pondération de la duration. Nos perspectives concernant l’exposition du portefeuille aux obligations mexicaines demeurent positives, mais nous reconnaissons des risques clés, en particulier la possibilité de droits de douane américains. Bien que leur menace subsiste, nous croyons qu’il est peu probable que les droits de douane élevés et généralisés imposés au Mexique soient maintenus, car le pays est fortement incité à s’aligner sur les priorités commerciales des États-Unis. Les événements récents, comme l’enquête mexicaine sur le dumping d’acier de la part de la Chine et du Vietnam, suggèrent que le pays prend des mesures pour maintenir des relations commerciales favorables avec les États-Unis et éviter les droits de douane.

Notre exposition aux droits de douane imposés au Japon et en Allemagne est limitée. Cinq sociétés de notre portefeuille génèrent une part considérable des revenus aux États-Unis et ont une importante empreinte manufacturière en Allemagne (Siemens) ou au Japon (Keyence, Hoya, Daikin, Sony).

  1. Keyence externalise la fabrication de ses produits et l’information est rare, mais nous croyons que nombre de ses fournisseurs sont japonais. Les droits de douane sur les importations japonaises auraient probablement une incidence de 5 % à 10 % du total de ses coûts.
  2. Les installations manufacturières d’Hoya sont réparties dans toute l’Asie. Les droits de douane sur les importations japonaises auraient probablement une incidence de moins de 5 % du total de ses coûts.
  3. Daikin effectue une part non négligeable de sa production manufacturière aux États-Unis; jusqu’à 3 % de ses coûts totaux seraient visés.
  4. Siemens a également des installations manufacturières aux États-Unis. Les droits de douane sur les importations allemandes auraient probablement une incidence de 3 % ou moins du total de ses coûts.
  5. La vente de biens physiques par Sony aux États-Unis est modeste. Les droits de douane sur les importations japonaises auraient probablement une incidence de moins de 1 % du total de ses coûts.

Nous estimons qu’en moyenne, 6 % des coûts totaux de nos avoirs risquent d’être touchés par les droits de douane. Par conséquent, si les États-Unis appliquaient des droits de douane de 20 % sur les importations de tous les pays, les coûts totaux de nos avoirs augmenteraient de 6 % x 20 % = 1,2 %. Comme la part des revenus américains de nos avoirs est de 29 %, en moyenne, les coûts américains augmenteraient de 1,2 % / 29 % = 4,1 %.

Toutefois, les variations entre les avoirs sont considérables. Par exemple, nous estimons qu’environ 50 % des coûts totaux de TSMC (Taïwan Semiconductor Manufacturing Co.), jusqu’à 20 % des coûts totaux de Ferguson et plus de 10 % de ceux d’Assa Abloy pourraient être assujettis à des droits de douane. Par contre, neuf de nos avoirs ne font pas d’affaires aux États-Unis ou n’y importent pratiquement pas de biens physiques.

Nous croyons toujours fermement à la réforme de la gouvernance d’entreprise au Japon et à la capacité de celle-ci à stimuler le rendement pour les détenteurs d’actions. À la fin de l’année dernière, le niveau absolu de rachats par les sociétés japonaises avait doublé par rapport à 2019, et la croissance des dividendes dépasse de loin celle d’autres régions sur toutes les périodes. Il y a plus de place à l’amélioration, puisque près de 50 % des entreprises japonaises ont un solde de trésorerie net positif au bilan (contre 20 % aux États-Unis et en Europe). De plus, le retrait des conglomérats d’entreprises au Japon présente également une occasion extraordinaire, puisque seulement 35 % des sociétés sont tributaires d’un seul secteur sur le plan des revenus (contre plus de 55 % dans toutes les autres grandes régions). Le fait de se départir d’activités non essentielles et de se concentrer sur les secteurs qui présentent un avantage concurrentiel manifeste pourrait créer une économie plus dynamique. Hitachi, dont nous détenons le titre dans certains portefeuilles, est un bon exemple de société qui a fait exactement cela et qui a vu son cours tripler depuis le milieu de 2022.

Il y a eu pas mal d’activité au cours des six derniers mois pour rendre les portefeuilles plus résistants aux droits de douane. Dans un univers international, cela signifie ajouter des pays relativement à l’abri d’une guerre commerciale avec les États-Unis, comme l’Australie, où nous achetons des avoirs de sociétés axées sur le marché intérieur, comme Medibank et Telstra. Nous avons également augmenté l’exposition à des sociétés qui génèrent des revenus aux États-Unis, comme Compass, un traiteur institutionnel au Royaume-Uni dont 60 % des revenus proviennent des États-Unis et Koninklijke Ahold Delhaize, l’un des plus importants exploitants de supermarchés de la côte est des États-Unis. Du point de vue sectoriel/industriel, cela signifie qu’il faut réduire l’exposition aux constructeurs automobiles, qui dépendent de multiples flux commerciaux transfrontaliers pour les pièces, et les spiritueux, où la provenance est un élément clé de l’attrait du produit. Toutefois, toutes les compagnies automobiles ne sont pas égales; nous avons récemment acheté une position dans Suzuki Motor, qui génère la grande majorité de ses revenus au Japon et en Inde, la production locale répondant à la demande locale. 

J.P. Morgan Asset Management est le sous-conseiller du Fonds durable d’actions de marchés émergents Canada Vie (fonds commun de placement) et du Fonds durable d’actions de marchés émergents (fonds distinct) – exposition à la Chine.

À la fin de décembre 2024, la pondération du portefeuille en titres de Chine (y compris de Hong Kong) était d’environ 26,5 % (environ 1,2 % de sous-pondération par rapport à l’indice de référence). Bien que l’approche précise de l’administration américaine à l’égard des droits de douane et des restrictions commerciales ne soit toujours pas claire, il est impératif de noter que depuis la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine de 2018-2019, la Chine a diversifié ses marchés d’exportation, réduisant ainsi sa dépendance aux États-Unis. Pour atténuer les répercussions des droits de douane, la Chine s’intéressera probablement davantage à la politique budgétaire qu’à la dépréciation de la monnaie et pourrait choisir d’être réactive plutôt que proactive. Il est peu probable qu’il y ait un découplage complet de la Chine, compte tenu de son rôle essentiel dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Cela dit, les hausses potentielles des droits de douane contre la Chine devraient accélérer encore les réaffectations de la chaîne d’approvisionnement existante. De plus, le marché boursier chinois demeure largement axé sur le marché intérieur, l’indice MSCI Chine gagnant 87 % de ses revenus au pays et seulement 4 % aux États-Unis. Toutefois, l’incertitude peut nuire à la confiance des investisseurs et causer de la volatilité. 

En ce qui concerne les avoirs chinois dans notre portefeuille, la presque totalité de l’exposition est consacrée aux produits de consommation, aux produits industriels et aux services de communication, qui génèrent des revenus en Chine même. Toutefois, une partie des actions sont de sociétés qui exportent aux États-Unis et qui pourraient être assujetties à des droits de douane à divers degrés. Il s’agit notamment de deux entreprises d’appareils ménagers, d’un producteur de vêtements, d’un fabricant d’outils électriques et d’un fabricant de relais. Nous avons effectué quelques analyses et, en conséquence, avons géré la taille des positions et évité les sociétés dont les évaluations sont élevées. Nous demeurons déterminés à repérer des gagnants structurels à long terme qui devraient conserver des occasions de croissance et un avantage concurrentiel à long terme, peu importe la situation géopolitique.

Pour le Mexique, nous croyons que ce sera une situation semblable à celle de 2017 en ce qui concerne les droits de douane. C’est-à-dire qu’en 2025 (comme en 2017), Trump discutera beaucoup de la possibilité de pénaliser le Mexique, mais nous prévoyons peu de répercussions au bout du compte. Les systèmes de chaîne d’approvisionnement des États-Unis et du Mexique sont importants, complexes et étroitement liés; l’imposition de droits de douane élevés de façon permanente pourrait donc causer un choc de la croissance dans les deux pays. De plus, si les droits de douane sont adoptés de façon permanente, ils pourraient forcer le Mexique à contrer les États-Unis en se tournant vers la Chine pour obtenir un soutien en matière d’investissement et de matériel militaire, ce qui serait un échec de la politique étrangère pour Washington. Notre analyse de base suppose donc que Trump et ses conseillers sont au courant de cette dynamique et qu’il est peu probable qu’il y ait une augmentation permanente des droits de douane américains sur le Mexique. Toute augmentation sera probablement temporaire et tactique. L’AEUMC serait ensuite négocié avec succès en 2026.

Les secteurs d’exportation les plus vulnérables au Mexique sont l’automobile, les équipements électriques et ceux des technologies de l’information (TI), les matériaux de construction, l’aérospatiale et l’agriculture. Le portefeuille Northcape n’a pas de placements directs dans ces secteurs, sauf pour Vesta Real Estate Corp. (Corporacion Inmobiliaria Vesta SAB de CV) – un groupe de propriétés industrielles qui louent des espaces à des sociétés associées à l’exportation. Vesta est la plus petite position de notre exposition au Mexique, représentant 1 % de nos avoirs totaux. L’exposition de Northcape au Mexique cible en grande partie l’économie nationale (les secteurs de la consommation, des télécommunications, des banques et des infrastructures aéroportuaires). Toutes les sociétés détenues par Northcape au Mexique sont généralement les principaux exploitants de leur secteur, de sorte qu’elles disposent d’un pouvoir d’établissement des prix et d’avantages d’échelle permettant de limiter et d’atténuer potentiellement les effets négatifs des droits américains sur les exportations du Mexique.

La Canada Vie propose une gamme complète et diversifiée de fonds dans toutes les grandes catégories d’actif. Nous sommes convaincus qu’aucun seul gestionnaire d’actifs n’est expert dans toutes les catégories d’actif. C’est pourquoi nous utilisons une approche à gestionnaires multiples, les meilleurs de leur catégorie, qui s’appuie sur plusieurs styles de gestion, philosophies de placement et stratégies de gestion du risque de partout dans le monde. Cette approche permet aux conseillers et investisseurs d’accéder à un vaste réseau de gestionnaires de placements spécialisés du monde entier qui offrent une expertise approfondie dans leurs domaines respectifs de gestion de portefeuille.

L’équipe RGP sélectionne les meilleurs sous-conseillers pour les gammes de fonds communs de placement et de fonds distincts de la Canada Vie et en assure la surveillance. Comptant plus de 100 ans d’expérience combinée en gestion du patrimoine, l’équipe RGP utilise un processus de gouvernance rigoureux et objectif pour sélectionner, surveiller en continu et évaluer les sous-conseillers de notre gamme.

Ce document pourrait renfermer des renseignements prospectifs qui décrivent nos attentes actuelles ou nos prédictions pour l’avenir ou celles de tiers. Les renseignements prospectifs sont, en raison de leur nature, assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent de façon significative des résultats énoncés aux présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, mais sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues et les catastrophes. Le lecteur est invité à examiner attentivement ces facteurs, ainsi que d’autres facteurs, et à ne pas se fier indûment aux renseignements prospectifs. Tous les renseignements prospectifs contenus aux présentes ne sont à jour qu’en date du 26 mars 2025. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés en raison de nouveaux renseignements, de nouvelles circonstances, d’événements futurs ou autres.

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